une certaine cinématographie de la situation

Avec Werner Moron

Depuis 1993, dans certains contextes, j’utilise la découpe comme une technique graphique et picturale. Je retranche dans la peinture, dans ce qui pouvait être une œuvre, une proposition. Il en résulte une présence – une matrice, en un seul bloc, faite de vides et de pleins. Placée dans un environnement choisi, les découpes de celle-ci deviennent cinétiques par l’effet même du déplacement des visiteurs. C’est une espèce de « photoshop » préhistorique (ceux qui aiment faire des photos en cherchant leurs propres angles de vues s’en rendent compte très vite compte). Ma proposition, pour « l’Usine à bulles », est de tenter de faire ressentir à tout un chacun – en passant un par un par par une porte de 1 m 50 – les effets d’une  certaine cinématographie de la situation. C’est un film que le visiteur doit réaliser lui-même, avec les 799 peintures que constituent la cabane et les 799 trous autour de ces peintures. Il sera accompagné du musicien Mirko Gasparini.